Une femme assise à une table devant un ordinateur portable ouvert. Elle se cache le visage avec les mains ; elle semble fatiguée ou stressée.

Managers : comment repérer les signes de burn-out dans vos équipes ?

Dans un contexte de crise sanitaire, les risques de burn-out se sont multipliés pour un grand nombre de Français, forcés de jongler entre l’incertitude et de nouvelles contraintes professionnelles.

Selon la Haute Autorité de Santé, le burn-out est un « état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. » Il se manifeste généralement quand un individu ressent une trop grande discordance entre son investissement et la satisfaction qu’il en retire.

Un burn-out peut se développer dans plusieurs situations :

  • Une charge de travail trop lourde
  • Une perte de sens au travail
  • L’insécurité professionnelle
  • Un manque de reconnaissance

Selon un rapport de l’Assemblée nationale sur le syndrome d’épuisement au travail, les entreprises ont un rôle très important de prévention et d’accompagnement des salariés. En effet, les managers ont même une responsabilité pénale ; selon l’article L 4121-2 du code du travail il doit être « réactif en cas de mal-être patent, éviter et anticiper les situations à risques. »

Cela ne veut pas dire que le manager doit se transformer en psychologue. Il s’agit simplement d’être capable de reconnaître les signes avant-coureurs du burn-out et de pouvoir les distinguer de ceux d’un stress classique.

Le burn-out s’accompagne généralement d’un changement de comportements, en plus d’autres signes explicites :

  • La fatigue et des défenses immunitaires plus faibles : il faut ainsi garder un oeil sur les baisses d’énergie et les arrêts maladie fréquents. Des retards répétés peuvent aussi être un signe que le collaborateur a du mal à se lever le matin et perd en motivation.
  • L’isolement : le collaborateur passe beaucoup de temps seul à son bureau, à travailler, et ne prend plus le temps de faire des pauses avec l’équipe. La plupart du temps, il mange seul. Il participe moins en réunion et pendant les conversations informelles.
  • L’irritabilité : le burn-out peut se traduire par des sautes d’humeur et de l’agressivité. Le collaborateur devient de plus en plus susceptible et ses relations avec les autres se compliquent.
  • Baisse de productivité : le collaborateur semble démotivé et désintéressé par ses missions et es projets. Il fait plus souvent des erreurs, des fautes d’inattention… Cela s’explique aussi par des difficultés à se concentrer.

Bien sûr, le manager n’est pas le seul capable de prévenir et de guérir. L’entreprise aussi a son rôle à jouer. D’ailleurs les professionnels de la santé au travail sont tous d’accord : le meilleur moyen d’empêcher le burn-out est de cultiver un environnement de travail sain.

Pour cela, il est important d’apprendre à récompenser la qualité du travail fourni plutôt que le nombre d’heures passées. Certaines entreprises encouragent encore leurs équipes à toujours faire plus d’heures supplémentaires pour prouver leur investissement et leur productivité. Mais être efficace ne veut pas dire se tuer au travail, bien au contraire.

En tant que manager, il s’agit également de donner l’exemple. D’ailleurs, ce sont les managers qui sont les plus à risques de burn-out : 58% sont touchés contre 49% chez les salariés. C’est donc aussi aux managers de créer un environnement de travail propice à l’épanouissement, en appliquant eux-mêmes des méthodes de travail de saines.

Cela passe notamment par l’instauration d’une communication ouverte entre les managers et les collaborateurs, ainsi qu’une ambiance d’équipe chaleureuse pour donner à chacun l’envie de se lever le matin. Par exemple, chez WOM, nous avons mis en place un système d’entretiens QVT (Qualité de Vie au Travail) mensuels, afin de nous assurer du bien-être de nos équipes et du développement de nos collaborateurs. Nous organisons aussi régulièrement des évènements d’équipes (surtout en visio ces derniers temps) pour cultiver un environnement de travail agréable et convivial et rappelez à chacun que nous sommes une équipe, même en dehors du travail !

Pour conclure, on rappellera que, si la prévention échoue, il est important d’agir vite et d’apporter aux individus touchés le soutien et l’aide dont ils ont besoin. Le burn-out est un mal qui peut toucher n’importe qui. Certaines personnes pensent encore qu’il dénote d’une faiblesse de caractère, mais c’est complètement faux. Il faut se montrer prévoyant avec l’ensemble de l’équipe et adopter une attitude compréhensive et bienveillante.

Partager
Envoyer
Copier le lien