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Vous ne correspondez pas à 100% au profil ? Postulez quand même !

Nombreux sont les candidats qui n’osent pas postuler aux annonces par peur de ne pas remplir toutes les cases requises. Or, la véritable erreur est de ne vous intéresser qu’aux postes pour lesquels vous êtes parfaitement qualifié, voir même sur-qualifié. Chaque nouvel emploi devrait représenter un défi ; si ce n’est pas le cas cela veut dire que vous n’apprendrez rien à ce nouveau poste. Ce qui n’est jamais une bonne idée pour faire avancer votre carrière !

Certes, il y a des avantages à être parfaitement à l’aise sur un nouveau poste : vous êtes performant rapidement et votre employeur est satisfait. Mais pour réussir professionnellement, il est important de veiller à constamment être en apprentissage pour ainsi acquérir de nouvelles compétences. C’est un travail quotidien qu’il est difficile d’accomplir en dehors de ses heures de travail.

C’est d’autant plus dommage de ne pas tenter sa chance quand on sait que les entreprises sont généralement plutôt ouvertes d’esprit sur les candidatures ! Selon une récente enquête, près de 41% d’entre elles ont annoncé avoir, en 2019, « embauché des cadres qui ne répondaient pas point par point à leurs critères ». L’annonce a pour objectif de déterminer la « cible idéale » mais les entreprises ne se font pas d’illusion ; il est très rare de tomber sur le candidat parfait qui répond à toutes les attentes.

En outre, 36% des entreprises avoue ne pas se montrer intransigeantes quant au nombre d’années d’expérience des candidats. Leur objectif est de voir leurs collaborateurs se développer en interne : elles valorisent ceux qui posent des questions et qui ont la volonté d’apprendre. Peu importe que cet apprentissage puisse entraîner des erreurs au début. Même si un candidat ne possède pas l’expérience dans le secteur requis, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas acquis les compétences requises ailleurs. C’est d’ailleurs là qu’entrent en jeu les compétences transversales, qui peuvent s’avérer des atouts de taille tout au long de votre carrière, tels que le travail d’équipe, l’esprit de synthèse, la communication, etc. On peut aussi parler des soft skills, de plus en plus déterminantes dans le choix de recrutement des entreprises. Un candidat à qui il manque des compétences mais qui se montre très motivé et qui peut prouver qu’il a une forte capacité d’adaptation et la capacité d’apprendre à apprendre a toutes ses chances en entretien !

L’erreur commune est de penser que nous sommes les seuls à ne pas correspondre aux attentes. Or, tout le monde a dû, à un moment ou un autre, acquérir des compétences sur le tas et apprendre les « ficelles du métier ». Ce phénomène s’appelle le « syndrome de l’imposteur », qui désigne cette impression que l’on peut avoir, parfois, de ne pas être à la hauteur par rapport aux autres et de ne pas avoir les capacités pour réussir, même dans son propre domaine d’expertise.

La vérité est que, en ne postulant pas à cause de cette crainte, vous vous disqualifiez tout seul et ne vous laissez même pas la chance de réussir. Le concept du « growth mindset » (soit « état d’esprit de développement » en français) a été créé par Carol Dweck, professeure de psychologie à Stanford. Elle avance que la meilleure manière de développer sa volonté d’apprendre est de considérer que si une tâche nous paraît difficile c’est parce qu’il nous manque une/des compétence(s) et non du talent. Les compétences s’acquièrent ; personne n’a un talent inné sur un métier donné. Richard Branson, le fondateur de Virgin, a dit d’ailleurs : « Si quelqu’un vous offre une très belle opportunité, mais que vous n’êtes pas sûr de pouvoir le faire, dites oui, puis ensuite apprenez à le faire. »

Attention, il faut savoir rester raisonnable. Si l’annonce demande une compétence technique « indispensable » ou « obligatoire » que vous n’avez pas, rien ne sert de postuler. Face à certains critères requis votre motivation ne fera pas le poids. De plus, si l’entreprise demande une expérience de 10 ans, on peut s’imaginer qu’elle recherche un profil senior. Si vous êtes encore débutant/junior sur ce poste, abstenez vous d’envoyer votre CV.

Mais l’idée principale reste de ne pas être trop dur avec vous-même et de vous laisser l’opportunité d’apprendre de nouvelles choses et de vous challenger !

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