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Employabilité : un sujet qui inquiète les salariés Français

En décembre 2018, le cabinet d’études Elabe a mené une enquête qui a révélé que 67% des actifs français pensent qu’ils doivent acquérir de nouvelles compétences au plus vite pour maintenir leur employabilité. De plus, près d’un actif sur 5 prédit que son métier « changera radicalement ou disparaîtra » à cause des nouvelles technologies.

En effet, il semble que la question de l’employabilité préoccupe grandement les Français. 55% estiment que, s’ils devaient changer d’employeur d’ici dix ans, ce serait une situation difficile à vivre, et 58% estiment qu’il serait tout aussi difficile de changer complètement de métier.

L’inquiétude première n’est pas, en soi, de changer d’entreprises ou de se reconvertir. Ils sont de plus en plus nombreux à s’attendre à faire face à un changement professionnel brutal par contrainte.

Ces peurs se reflètent également par le sentiment que les entreprises n’anticipent pas suffisamment l’évolution des métiers, ressenti par plus de 50% des salariés. Sentiment non partagé par les chefs de ces mêmes entreprises qui jugent à 87% mettre tout en œuvre pour améliorer l’employabilité de sa force de travail. Paradoxalement, ils sont 55% à juger difficile de trouver des candidats avec les compétences adaptées à leurs besoins.

Quelles solutions, donc, pour booster l’employabilité ?

L’objectif étant d’évoluer sur le marché de l’emploi, tout en restant compétitif et attractif. Unanimement plébiscité, on retrouve la formation. Il est effectivement recommandé de ne pas se reposer sur ses acquis scolaires ; tous les domaines évoluent avec le temps, et les formations sont essentielles pour rester à la page.

Mais l’employabilité dépend également d’aptitudes et de compétences transférables et transversales. À une époque où tout s’accélère, le multi-tasking est de rigueur et la plus grande qualité d’un employé reste son adaptabilité.

Une qualité qui s’acquiert à travers des expériences dans différentes structures et sur différentes missions. Il est important de comprendre que l’employabilité se cultive au fil d’une carrière, et les candidats doivent apprendre à reconnaître une bonne opportunité professionnelle pour ce qu’elle peut apporter en compétences et en connaissances, et non uniquement pour son salaire. C’est en multipliant ces expériences positives que l’on apporte de la valeur à sa candidature, et que l’on se voit ainsi proposer des salaires plus attractifs.

L’employabilité nous apprend donc, surtout aux candidats juniors, qu’il faut d’abord travailler pour monter en compétences et non travailler pour le meilleur salaire offert.

Confiance en soi, prise de risque, ouverture d’esprit… Les soft skills sont essentiels ! Il est important de pouvoir allier son savoir, son savoir-faire et son savoir-être pour ainsi développer sa capacité à évoluer professionnellement.

Enfin, l’employabilité découle de la visibilité de toutes ces compétences, et de la capacité du candidat à expliquer pourquoi ces dernières seront bénéfiques et profitables pour une organisation donnée.

En d’autres mots, il faut être en mesure de se vendre auprès des employeurs.

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