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Crise de recrutement : les PME en difficulté

Alors que le taux de chômage a atteint les 8,8% en France ce mois-ci, on compte également près de 300 000 recrutements abandonnés par an, faute de candidats. En effet, selon une récente étude de BPI France, 41% des PME déclarent « d’importantes difficultés de recrutement ».

Tous les secteurs d’activité sont touchés par ce problème, que l’on peut imputer au manque de main-d’œuvre mais pas que… Les employeurs peinent à trouver des candidats réunissant à la fois les compétences techniques nécessaires, mais également les compétences comportementales (soft skills) souvent plus rares à dénicher. De plus, les descriptions de poste ne correspondent pas toujours aux missions sur le terrain, ce qui constitue un frein pour de nombreux chercheurs d’emplois, en plus du salaire, de la localisation et de la marque employeur.

Bien que cette situation persiste déjà depuis plusieurs années, 1 recrute sur 4 assure encourir plus de difficultés à embaucher que l’année précédente.  Les grandes entreprises de plus de 250 salariés sont particulièrement affectées.

Cela fait maintenant 12 ans que la pénurie de talents est un sujet sensible sur le marché du travail français, mais ces dernières études nous montrent une nette aggravation, et il semble que le phénomène n’est pas prêt de s’inverser. Alors que nous pensions que les PME en avaient bel et bien fini avec la crise après plusieurs années de croissance positive, cette crise du recrutement risque de s’imposer comme un frein à leur expansion.

Heureusement, certains recruteurs ont décidé de prendre les choses en mains en adoptant d’autres méthodes de recrutement plus modernes et en ayant recours à des freelances. D’ailleurs, plus d’un tiers des employeurs cherchent à présent à parcourir de nouveaux viviers de candidats et à recruter des profils plus atypiques, c’est-à-dire plus riches en soft skills. Cela est notamment possible en faisant appel à des cabinets de recrutement tels que WOM qui, grâce à son principe de cooptation, vous permet d’avoir accès à 70% des candidats dits « invisibles » c’est-à-dire en recherche passive d’emplois.

Il est aussi important de signaler que cette pénurie de talents est en grande partie dûe à la transformation digitale. Certes, les nouvelles technologies n’ont pas encore fait disparaître de métiers, en revanche elles redéfinissent les attentes des recruteurs. D’ailleurs, c’est particulièrement dans le secteur de l’IT que l’on retrouve le plus faible nombre de candidats en recherche. En effet, 82% des RH interrogés avouent rencontrer des difficultés à recruter au sein de la DSI.

En cause ? Le manque d’attractivité des offres, et un marché très saturé par une forte compétitivité. On peut donc compter jusqu’à 10 mois de recherche pour le recrutement d’un architecte système et sécurité… De plus, le domaine de la DSI se détache petit à petit des compétences techniques pures et prend une dimension stratégique et managériale. À présent, sont attendus des candidats possédant certaines compétences comportementales indispensables : l’esprit d’équipe, l’autonomie, l’ouverture d’esprit… Les exigences et les attentes évoluent, et deviennent donc de plus en plus difficiles à satisfaire.

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