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Apprendre à dire non et savoir quand dire oui

Aujourd’hui, plus que jamais, nous vivons dans un monde de constante sollicitation : mails, appels téléphoniques, SMS, messageries instantanées, réseaux sociaux… Les nouvelles technologies ont permis de nous rendre disponible quasiment tout le temps. Bien que cette situation puisse avoir ses avantages, elle présente également des problèmes, notamment dans le monde du travail. D’autant plus en ce moment, dans le contexte de crise dans lequel nous vivons, notre quotidien est rythmé de requêtes et de demandes diverses de la part de nos managers, nos collaborateurs, nos clients…. Difficile de s’en sortir !

Or, notre réussite professionnelle et notre épanouissement personnel dépend beaucoup de la manière dont on gère notre temps et nos responsabilités. Pas question, donc, de dire oui à tout le monde ! Il faut savoir parfois dire non… Un exercice encore très difficile pour une grande majorité d’entre nous. Mais pourquoi dire non nous fait-il si peur ?

  • Manque de confiance en soi
  • Crainte de décevoir et de ne pas être aimé
  • Crainte de faire de la peine à la personne à qui l’on dit non
  • Crainte de créer un conflit

Pourtant, dire non n’est pas toujours un acte négatif. Dans certaines situations, notamment les réunions et les brainstormings, le non et la confrontation sont nécessaires pour développer de nouvelles idées et entamer un débat constructif.

Une personne qui est capable de dire non quand il le faut renvoie une image de confiance et de stabilité. Elle gagne ainsi en crédibilité, car à tout accepter on finit soit par ne pas être capable de tout faire, soit par tout faire de manière médiocre.

C’est pourquoi savoir comment dire non et quand il est préférable de dire oui est une des compétences les plus importantes à avoir en entreprise.

Pour commencer, il faut analyser la requête. Que ce soit une demande officielle (formulée par mail, par exemple) ou officieuse (présenter en quelques mots à la machine à café), il est primordial de poser les bonnes questions et de bien se renseigner avant de savoir si la réponse est oui ou non. De prime abord, certaines demandes paraissent impossibles et d’autres très faciles… Sauf qu’une fois le travail entamé, on peut vite s’apercevoir que la réalité est différente. Une demande qui peut paraître triviale et inutile peut en fait s’avérer n’être qu’une étape dans une stratégie brillante. Il faut donc se montrer curieux !

Par cette analyse, vous montrez ainsi que vous êtes réactif et que vous vous intéressez au projet. Cela ne veut pas forcément dire que vous finirez par accepter mais si la réponse finale est non, l’interlocuteur saura que c’est une décision réfléchie. Elle sera beaucoup plus facile à comprendre qu’un non brusque, qui peut être interprété comme une mauvaise volonté de votre part.

La plupart du temps, la raison principale de refuser d’apporter de l’aide est un agenda déjà trop rempli. Si le projet est réellement intéressant, la meilleure solution est de répondre par un non temporaire : « Pour l’instant c’est un peu compliqué pour moi, car j’ai trop de projets à gérer, mais je peux vous rejoindre dès que je suis un peu plus disponible. »
En revanche, ce n’est une option que si vous êtes persuadé de pouvoir apporter votre aide dans le futur. Rien ne sert de promettre votre contribution si vous savez très bien que vous ne pourrez jamais vous rendre disponible. Cela risque de faire perdre la confiance que vos collaborateurs ont en vous et peut créer également des conflits.

C’est une chose de savoir dire non, mais il est aussi important de savoir quand il faut dire oui ! Les projets que l’on refuse laissent de la place pour des projets plus intéressants, à plus forte valeur ajoutée pour votre carrière :

  • Prendre part à de nouvelles missions : il n’y a rien de plus épanouissement dans la vie professionnelle que de faire de nouvelles choses. Cela permet de sortir de notre routine et de développer également de nouvelles compétences. Les nouvelles expériences peuvent aussi être bénéfiques pour votre employabilité.
  • Accepter les conseils : on ne vous sollicite pas toujours pour vous demander de l’aide, parfois c’est pour vous en proposer ! Il n’y a rien de mal à l’accepter, au contraire. Même si vous n’êtes pas forcément en difficulté, il est toujours intéressant de récolter les impressions et avis des autres membres de l’équipe. La pluralité d’opinions permet bien souvent de choisir la bonne marche à suivre.
  • Accepter les challenges : ce n’est pas toujours évident de sortir de sa zone de confort et de prendre des risques… mais le jeu en vaut toujours la chandelle ! Les challenges sont aussi là pour vous permettre de faire vos preuves pour évoluer. Et rappelez-vous que si on vous sollicite pour un projet, c’est que votre équipe a confiance en vos capacités. Alors n’hésitez pas, l’opportunité ne se présentera peut-être pas deux fois !

Pour conclure, on retiendra que dire non n’est pas forcément une mauvaise chose. À condition de se montrer honnête et poli, et en prenant le temps de peser le pour et le contre, vos décisions profiteront autant à vos collaborateurs qu’à vous-mêmes. Dire non ne fait pas de vous une personne insensible et méchante ; cela vous rend légitime dans votre travail et renforce la confiance des autres envers vous ! Rappelez-vous, enfin, que dire non vous donne aussi le temps de dire oui aux projets qui vous permettront d’avancer dans l’atteinte de vos objectifs !

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