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VivaTech 2018 : le futur est déjà là !

Très attendu, le salon VivaTech 2018 s’est déroulé du jeudi 24 au samedi 26 mai, à la Porte de Versailles, à Paris. Cette troisième édition a battu tous les records et a réuni plus de 100 000 visiteurs, 8 000 start-up et 2 000 investisseurs. La venue du président de la République, Emmanuel Macron, et du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait donné le ton : un évènement à ne surtout pas raté ! Nous avons eu la chance de pouvoir y participer, et on vous résume tout ce qu’il fallait retenir.

Cette année, en particulier, la VivaTech a servi de plateforme pour un certains nombres d’annonces de la part du gouvernement. Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État en charge du numérique, a présenté ses « 100 mesures » visant à simplifier la vie des entrepreneurs. Lancement des « venture loans » (prêts fournis par la BPI France pouvant aller de 20 à 100 millions d’euros), gèle des effets de seuil, assouplissement du « French Tech Visa » (permettant aux recruteurs français d’embaucher des spécialistes étrangers), mise en place d’un « correspondant start-up » dans chaque ministère… Que de bonnes nouvelles, donc, pour les jeunes acteurs du numériques.

Mounir Mahjoubi a également annoncé que, afin de faire de la France un territoire d’attractivité technologique, des labels de qualité allaient être mis en place. Les start-up pourront également répondre plus facilement aux appels d’offres, avec une élévation du seuil pour les procédures simplifiées de 100 000 euros (il est à 25 000 euros aujourd’hui). Le seuil du crowdfunding sera lui élevé à 8 millions d’euros, des aides seront mises en place pour permettre aux Edtech d’approcher l’Éducation Nationale, et un groupe de travail sera constitué cet été pour réviser la liste des métiers en besoin de compétences.

« Dans le cadre de la grande école du numérique, et en dehors, nous allons reconnaître de nouvelles formations » a promis le secrétaire d’État.

Il y a eu également une autre bonne nouvelle pour le marché numérique français : Satya Nadella, PDG de Microsoft, s’est engagée à un investissement conséquent dans l’Intelligence Artificielle en France.

Et il est vrai que la France n’est pas en reste sur le sujet. Start-ups et autres acteurs majeurs du numérique étaient présents sur le salon pour présenter leurs innovations. L’objectif principal ? Nous faciliter le quotidien, et nous aider à devenir des consommateurs plus responsables. Transport, santé, industrie, luxe… Aucun domaine n’y échappe. On retrouve notamment Uber qui a présenté un prototype d’une de leurs futures offres : le taxi volant. Et alors que la technologie prend le pas sur certains aspects de notre quotidien, elle se fait aussi de plus en plus présente sur notre lieu de travail. Intelligence Artificielle, réalité virtuelle ou augmentée… Ces outils des nouvelles technologies changent la façon que nous avons de voir l’entreprise, et lui donne une image plus moderne.

La start-up Klaxoon propose ainsi un outil permettant d’animer les réunions de travail et permettant d’organiser des séances de brainstorming n’importe où, et interagir avec un grand écran, via son smartphone, sans avoir besoin d’un réseau Internet.

Les nouvelles technologies bousculent également les méthodes de recrutement, et permettent aux entreprises de séduire les nouveaux talents. Ainsi, l’Intelligence Artificielle et la réalité virtuelle sont en passe de devenir des outils indispensables pour les recruteurs. Le studio de création SmartVR a mis au point un dispositif permettant aux candidats d’expérimenter « une première journée type » dans l’entreprise qui recrute. À l’aide d’un casque, le candidat fait ses premiers pas dans l’entreprise, et peut ainsi se rendre compte du quotidien qui l’attend.

Certes, ces avancées techniques sont positives, et vont permettre de faciliter le processus de recrutement, et de le rendre beaucoup plus vivant. Mais il ne faut pas pour autant mettre complètement de côté la dimension humaine du métier. De plus, la plupart des candidats, surtout en informatique, n’aiment pas être réduits à de simples compétences et mots clés. Ils sont d’avantage attirés par la notion de projets, et préfèrent lorsqu’un recruteur les approche avec une connaissance approfondie de leur travail et de leurs attentes. Il manque malheureusement à l’Intelligence Artificielle cet aspect humain, crucial dans le recrutement.

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