On voit un homme de dos à travers une vitre. Il tient une tablette et il semble mener une présentation.
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Qu’est-ce qui fait un bon leader ?

Il y a quelques semaines nous parlions de la différence entre un leader et un manager. Nous avions notamment identifié les qualités et les caractéristiques de chacun. Finalement, nous avions conclu que bien que certaines personnes naissent avec un esprit de leader, il est tout à fait capable de développer des compétences de leadership.

Le leader est une figure du management 2.0 qui fait rêver. Nous avons tous en tête des individus tels que Steve Jobs, Bill Gates, Elon Musk… Des leaders, parfois même décrits comme des génies, qui représentent tous une vision unique et un moteur de l’innovation dans leur domaine. Ils suscitent de la tentation par leur réussite, mais également de la fascination. Ce sont des individus qu’on a du mal parfois à comprendre et à cerner, et on tend à déceler le secret de leur succès. Est-ce leurs personnalités, parfois fantasque ? Leur éthique professionnelle ? Ou un simple sens inné des affaires et une bonne dose de chance ?

Finalement cela revient à se poser la question suivante : qu’est-ce qui fait un bon leader ? Quelles sont les qualités et les compétences qui permettent d’accomplir ce que ces leaders célèbres ont accompli ?

La première chose à comprendre est que « leader » n’est pas une fonction, ni vraiment un titre officiel. C’est avant tout une façon d’être et une question de charisme. Il n’existe donc pas de définition exacte, ni de to-do list détaillée pour devenir leader ; c’est un ensemble de soft skills à développer. En parallèle, il est important de prendre en compte les changements constants sur le marché du travail, il faut donc accompagner cette réflexion à une anticipation des besoins futurs des entreprises. La question n’est donc pas seulement « comment être un bon leader ? » Mais plutôt « comment être le leader de demain ? »

Une vision unique

Un leader est avant tout une personne capable de projeter au quotidien sa vision de l’entreprise et de la transmettre efficacement au reste de l’équipe. C’est grâce à cela que l’ensemble des collaborateurs peuvent se retrouver autour d’un seul et même objectif, c’est cette même vision qui va motiver le groupe et créer un sentiment d’appartenance. La vision du leader doit être au coeur des toutes les actions mises en place par la structure dans son ensemble et par les individus dans leur travail quotidien.

C’est également cette vision qui permet au leader de diviser les objectifs efficacement sur des délais à court terme afin de concentrer les efforts dans la bonne direction pour atteindre l’objectif principal.

La prise d’initiative et de décision

Ce qui fait la différence entre un « leader » et un « suiveur » c’est, par définition, la prise d’initiative. Sans initiative, il n’y a pas d’innovation et sans innovation il n’y a pas de succès durable.

En parallèle, le leader se doit d’être réactif et d’être capable de prendre des décisions efficaces rapidement. Cela demande parfois de prendre des risques, ce qui ne fait pas peur au leader, au contraire ; il sait que les risques sont nécessaires au succès et à la croissance. Cette capacité à prendre des décisions « dans le feu de l’action » demande aussi la capacité complémentaire de pouvoir justifier correctement ses choix par la suite, en les inscrivant dans une stratégie globale à long terme.

La determination

Toutes les grandes figures historiques vous le diront : la recette du succès est la persévérance. Face à l’échec, un leader ne se formalise pas, d’ailleurs, pour lui, il n’y a pas d’échec, il n’y a que des opportunités d’apprentissage. Mais ce qui fait vraiment un leader c’est sa capacité à transmettre son énergie et sa détermination au reste de son équipe.

L’empathie

Nous l’avions déjà dit : l’empathie est la compétence comportementale la plus importante dans le monde du travail de demain. Cette capacité de se mettre à la place de l’autre afin de mieux comprendre son point de vue est ce qui permet au leader de créer des liens forts avec les personnes qui l’entourent. À l’inverse, le manque d’empathie est source d’incompréhension et de frustration, et peut créer une rupture au sein de l’équipe.

La communication

De bonnes capacités de communication sont indispensables pour réussir en entreprise, peu importe le rôle qu’on occupe. Mais savoir communiquer ne veut pas uniquement dire savoir transmettre des informations avec clarté et avec efficacité. Cela veut aussi dire savoir écouter. Un bon leader est capable de prendre en compte les opinions de chacun pour prendre la meilleure décision possible. Il est important de comprendre que le succès d’une entreprise ne dépend, et ne dépendra jamais, que d’une seule personne. Le leader est la figure de proue, mais il sait qu’il n’est rien sans son équipe et que la réussite ne s’atteint que par un effort de collaboration.

En parallèle, être un bon communicant signifie aussi être un bon négociateur, une qualité très importante pour le leader, car elle lui apporte une légitimité auprès de son équipe. Il est capable d’expliquer et de justifier chacun de ses choix et de convaincre ses collaborateurs de l’importance de leur travail et de leur effort. C’est grâce à cela qu’il peut donner du sens aux objectifs.

La confiance

Enfin, il paraît important de finir en disant que toutes ces compétences ne peuvent se développer que grâce à la confiance en soi et à la confiance envers les autres. Cette confiance est nécessaire dans la prise de décision et d’initiative : un bon leader ne doute pas de ses choix, en partie car il sait qu’ils s’inscrivent dans sa vision et sa stratégie globale, mais également parce qu’il sait qu’il peut faire confiance à son équipe.

Même si certains pensent encore qu’on naît leader, force est de constater que toutes ces compétences citées ci-dessus peuvent se développer et se travailler. Il n’y a pas de finalité, nous avons tous le potentiel d’être de bons leaders, à condition de le vouloir. Certes, le charisme rentre en jeu, mais c’est une question assez subjective. Certaines personnes, grâce à leur charme, n’ont pas besoin de développer la moitié de ses compétences pour donner naturellement envie aux gens de les suivre et de les écouter. Cela ne veut pas forcément dire qu’elles seront capables de les mener jusqu’au succès.

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