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Recruter son premier juriste interne : un cas concret

Une ETI de 700 salariés sans aucune ressource juridique en interne

70 % des entreprises de taille intermédiaire n’ont pas de juriste interne avant d’atteindre un certain seuil de complexité contractuelle. Cette réalité, nous la rencontrons régulièrement dans nos missions de recrutement juridique. Le cas présenté ici illustre la démarche d’un groupe industriel de 700 salariés, présent en France et en Belgique, qui a décidé de créer son premier poste de juriste interne après une décennie de recours exclusif à des conseils externes.

Le déclencheur avait été concret : une succession de litiges fournisseurs mal gérés, une acquisition manquée faute d’expertise contractuelle en interne, et une facture d’honoraires externes qui avait franchi le seuil des 180 000 euros sur l’exercice précédent. La direction générale avait alors arbitré en faveur d’un recrutement pérenne plutôt que de continuer à payer à la prestation.


Le problème : un DRH face à un marché qu’il ne connaissait pas

Le directeur des ressources humaines de ce groupe avait géré des centaines de recrutements dans sa carrière, des fonctions commerciales, des postes techniques, des profils de management. Mais le marché des juristes et des avocats en entreprise lui était totalement opaque. Il ne savait pas comment rédiger une offre d’emploi crédible pour ce public, ni comment calibrer le niveau d’expérience attendu, ni comment se positionner sur la rémunération sans surpayer ou, à l’inverse, écarter tous les bons profils.

La première tentative avait été menée en interne, sur une plateforme généraliste. Après six semaines, le DRH avait reçu une trentaine de candidatures, dont moins de cinq étaient réellement pertinentes. Aucune n’avait convaincu lors des entretiens. Le poste restait vacant, et la direction commençait à douter de la faisabilité du projet. C’est à ce stade que WOM Recrutement a été contacté.


La solution : un accompagnement structuré de A à Z pour le recrutement d’un juriste interne

Étape 1 : définir le bon profil avant de chercher

Avant même de penser à diffuser une offre, WOM a mené une session de cadrage avec le DRH et le directeur général. L’objectif était de clarifier ce que l’entreprise attendait réellement de ce poste : périmètre juridique prioritaire (contrats commerciaux, droit social, propriété industrielle ?), niveau d’autonomie requis, positionnement hiérarchique, et perspective d’évolution à trois ans.

Ce travail de cadrage a mis en évidence un décalage important entre la vision initiale du DRH, qui cherchait un profil très senior pour tout gérer seul, et la réalité du marché. Un profil à 8-10 ans d’expérience, avec les prétentions salariales correspondantes, aurait été difficile à retenir dans une structure sans directeur juridique au-dessus de lui. WOM a recommandé un profil à 4-6 ans d’expérience, doté d’une forte capacité d’autonomie et d’appétence pour la construction d’une fonction. Pour en savoir plus sur la façon de cibler le bon niveau de profil, consultez notre article Recruter un avocat spécialisé : 7 critères essentiels.

Étape 2 : ancrer la rémunération dans la réalité du marché juridique

Le sujet salarial avait cristallisé beaucoup d’incertitudes en interne. Le DRH craignait de sous-évaluer le poste et de passer à côté des meilleurs candidats, mais il n’avait aucun repère fiable. WOM a fourni un benchmark salarial ciblé, intégrant le niveau d’expérience visé, la spécialisation recherchée, la localisation géographique et la taille de structure.

La fourchette retenue se situait entre 55 000 et 65 000 euros bruts annuels, avec un package intégrant une part variable et des avantages en nature cohérents avec les standards du secteur. Cette transparence a permis de rédiger une offre avec une fourchette affichée, ce qui a immédiatement amélioré la qualité des candidatures reçues. Sur la question de la transparence salariale dans les offres, notre article Rémunération offre d’emploi : tout savoir avant de postuler développe les enjeux pour les recruteurs comme pour les candidats. À noter que les règles vont encore évoluer : notre article sur la transparence salariale en 2026 détaille les nouvelles obligations applicables aux entreprises.

Étape 3 : une shortlist de quatre profils, pas davantage

WOM a activé son réseau de juristes et d’avocats en reconversion vers l’entreprise, en combinant approche directe et diffusion ciblée sur les canaux propres au marché juridique. Après évaluation des candidatures et entretiens qualificatifs, quatre profils ont été présentés au DRH et au DG, chacun accompagné d’une note de synthèse structurée.

Le choix délibéré de limiter la shortlist à quatre profils répondait à une logique précise : éviter la paralysie décisionnelle et garantir que chaque profil présenté était réellement qualifié. Les deux décideurs ont pu se concentrer sur l’adéquation culturelle et la vision long terme, plutôt que de trier une liste trop longue. WOM a assisté aux entretiens finaux en qualité de conseil, en aidant à formuler les questions techniques permettant d’évaluer la solidité juridique des candidats.


Les résultats : un poste pourvu en 8 semaines, un juriste toujours en poste un an après

Le poste a été proposé à une candidate issue d’un cabinet d’avocats parisien, avec cinq ans d’expérience en droit des affaires et une expérience significative de conseil aux entreprises industrielles. Elle avait rejoint le groupe en cherchant à basculer côté entreprise, attirée par la diversité des sujets et l’autonomie opérationnelle du poste. Le processus complet, du premier contact de WOM jusqu’à la signature du contrat, avait duré huit semaines.

Un an après son arrivée, la juriste était toujours en poste. Elle avait pris en charge l’intégralité du portefeuille contractuel, restructuré les modèles de contrats fournisseurs et clients, et avait commencé à intervenir sur les sujets de droit social en lien avec les équipes RH. Le DRH estimait que le retour sur investissement du recrutement avait été atteint en moins de six mois, compte tenu des économies réalisées sur les honoraires externes.


Les enseignements : ce que ce cas révèle sur le recrutement juridique en entreprise

Ce cas met en lumière plusieurs réalités que les DRH découvrent souvent trop tard. Le marché des juristes et des avocats en entreprise obéit à des codes très différents du marché général. Les candidats de ce secteur sont peu nombreux sur les plateformes généralistes, méfiants vis-à-vis des offres mal rédigées et très attentifs à la cohérence entre le discours de l’entreprise et la réalité du poste.

La définition du profil est l’étape la plus stratégique du processus. Un mauvais calibrage, vers le haut ou vers le bas, coûte plusieurs mois de recrutement et peut nuire à la réputation de l’entreprise sur un marché où tout le monde se connaît. La rémunération doit être ancrée dans le marché dès la conception de l’offre, pas en cours de processus. Enfin, la présence d’un cabinet spécialisé dans l’évaluation des profils juridiques n’est pas un luxe : c’est ce qui permet au DRH de se concentrer sur la décision finale plutôt que sur le tri préalable. Pour aller plus loin sur ces sujets, notre FAQ Recrutement juridique répond aux questions les plus fréquentes des entreprises qui se lancent dans ce type de recrutement.


Créez votre premier poste juridique avec un cabinet qui connaît ce marché

Vous créez votre premier poste juridique en interne ou vous cherchez à structurer votre département juridique ? Contactez WOM Recrutement : nous vous accompagnons de la définition du profil jusqu’à l’intégration.

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